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Dernière mise à jour : juillet 2018

 

Dimitri Rogoff

Président de Normandie Fraîcheur Mer et du CRPMEM de Normandie

 

 

« Nous devons juste faire preuve de bon sens. »

Communicant de talent, Dimitri ne ménage pas ses efforts pour faire aimer la mer et faire respecter ses ressources. A bord du Sauvage, Dimitri a pêché pendant 30 ans la coquille Saint-Jacques et les poissons plats (sole, turbot).

« Les produits de la mer sont les seuls produits que nous consommons à l’état sauvage. La base de la pêche est un milieu naturel en bonne santé. Il faut une bonne gestion des ressources. » 

Président de Normandie Fraîcheur Mer, groupement professionnel au sein duquel pêcheurs et mareyeurs se réunissent pour promouvoir à bord et à terre la qualité des produits de la pêche de Normandie, et également Président du Comité Régional des Pêches Maritimes et des Elevages Marins de Normandie, Dimitri est la figure moderne autant qu’imposante du milieu de la pêche en Normandie et en France.

 

« La pêche à la sole est une pêche subtile, car il s’agit d’une espèce migratrice et saisonnière. » Dimitri la pêchait au filet.
« Quand j’ai commencé, au début des années 90, les pêcheurs expérimentés avaient déjà remarqué la baisse de la taille des poissons pêchés. Les signes de surexploitation ne datent pas d’hier, mais la prise de conscience n’avance que lentement. »
« La coquille Saint-Jacques est passionnante. Sédentaire, de croissance rapide, on voit les conséquences de notre pêche d’une année sur l’autre. En Baie de Seine, nous sommes assis sur un coffre-fort, c’est à nous de bien le gérer. »

 

Très actif au sein de la Commission Coquille au niveau national, Dimitri a toujours milité pour une meilleure gestion de la ressource.
Au cours de ces 15 dernières années, il a initié des étapes clefs dans la pêche à la coquille au sein de la baie de Seine :

 

• l’augmentation de la taille des anneaux des dragues à coquilles, pour ne capturer que des individus matures ;

• le passage d’une pêche de 24h/24 à une pêche de jour puis à une pêche réglementée par des horaires : diminution de la pression sur la ressource, meilleur étalement de la campagne, augmentation des prix, meilleure reproduction des stocks… ;

• le passage d’un quota par homme embarqué à un quota par bateau, permettant une meilleure rentabilité et de meilleures conditions sociales.

 

Prochaines étapes ?

« La coquille de Baie de Seine est désormais bien reconnue mais il ne faut pas baisser les bras. Notre marge de progrès est désormais dans la valorisation du produit. Nous devons poursuivre les efforts de gestion. Il n’est pas facile de convaincre. Il faut plus de pédagogie, plus de formation à la gestion des ressources. Pour un pêcheur, il est difficile de se dire « stop, on arrête de pêcher car on en a assez ». Les mentalités doivent continuer d’évoluer. »