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Dernière mise à jour : juillet 2018

 

Les engins de pêche passifs

Les filets:

• Les filets maillants

Le filet est composé de mailles formant un rideau vertical rectangulaire déposé par le bateau de pêche. Les poissons sont pris dans les mailles au niveau de leurs ouïes.

La taille des mailles est réglementée : les plus petits poissons peuvent passer au travers.

 

- Les filets calés Le filet est composé de mailles formant un rideau vertical rectangulaire déposé par le bateau de pêche. Les poissons sont pris dans les mailles au niveau de leurs ouïes. La taille des mailles est réglementée : les plus petits poissons peuvent passer au travers.

 

- Les filets dérivants (interdits en Europe) pendent comme un rideau depuis la surface ; ils permettent de pêcher des poissons de pleine eau (espadon, thon, calmar...). Les lets suivent les courants dominants.

 

 

 

• Les filets trémails

C’est un filet constitué de 3 couches (nappes) de mailles : une nappe interne, et deux nappes externes, d’un maillage plus grand. Le poisson est capturé soit par maillage dans la nappe interne ou par emmêlage dans les nappes externes.
Espèces cibles : saumon, truite de mer en migration… (filets calés). Hareng, thon, calmar, requin… (filets dérivants).

 

Impacts potentiels des lets sur l’environnement :

-  capture et rejet en mer d’espèces non ciblées (dont des espèces menacées) ;

-  perte d’engin entraînant une pêche fantôme ; le matériel perdu continue à capturer des animaux ;

-  prises accessoires de cétacés et ponctuellement de tortues marines.

 

Des réglementations nationales imposent de compter et de déclarer les filets et de ne pas les abandonner en mer (ils sont normalement relevés en moyenne entre 24h et 48h après avoir été posés). Les filets maillants dérivants (y compris trémails dérivants) sont interdits dans les eaux de l’Union européenne depuis 2002 en raison de prises accidentelles de mammifères marins.

 

 

Les lignes et hameçons:

• Les lignes et cannes

La ligne traînante : le bateau traîne une ligne en pleine eau à laquelle sont fixés des hameçons munis d’appâts ou de leurres.
La pêche à la canne utilise des cannes manœuvrées manuellement ou mécaniquement, auxquelles sont fixés des hameçons munis d’appâts. Ces cannes permettent de pêcher des poissons attirés à la surface par des appâts ou de la lumière.

Espèces cibles : thon, maquereau, saumon, bar...

 

Impacts potentiels des lignes et cannes sur l’environnement :

-  ces techniques ont globalement un impact limité sur l’environnement sous réserve de respecter les règles de gestion en vigueur.

 

 

 

 

•  La palangre

Cette méthode consiste à fixer plusieurs hameçons munis d’appâts, le long d’une ligne maîtresse. Dans le cas de pêche au large, la ligne peut atteindre une longueur de 20 km et porter 12 000 hameçons, alors que les lignes utilisées près des côtes sont plus légères et portent jusqu’à 1 200 hameçons. Sardines ou calmars peuvent être utilisés comme appât sur les hameçons des palangres.

 

 

- Palangre calée: la ligne est posée sur le fond pour pêcher le bar, le merlu, le cabillaud, le mérou...

 

 

- Palangre dérivante : la ligne flotte en pleine eau pour pêcher l’espadon, le thon, le requin en haute mer.

 

 

 

Impacts potentiels de la palangre sur l’environnement :

- capture d’oiseaux de mer sur les hameçons ;

- capture d’espèces non ciblées dont des espèces menacées comme les requins et les tortues marines ;

- perte d’engin entraînant une pêche fantôme (le matériel perdu continue de capturer des animaux). Ce problème est cependant peu important car les appâts finissent par disparaître.

 

L’utilisation d’hameçons circulaires peut réduire la prise accidentelle de requins ou de tortues marines, et la mise en place des palangres durant la nuit peut réduire la capture d’oiseaux. L’utilisation de poids permet de faire plonger rapidement les palangres et l’utilisation de fils colorés claquant sur les lignes peut effrayer et éloigner les oiseaux.

 

 

Les pièges : casier et nasse

Les pièges sont principalement utilisés pour la capture des crustacés et mollusques qui vivent sur le fond. Casier ou nasse sont garnis d’un appât de poisson décongelé et sont déposés sur le fond marin. Ils sont laissés sur place pendant une période pouvant aller de quelques heures à quelques jours. Certains bateaux débarquent leurs prises tous les jours. D’autres conservent crustacés et mollusques dans des viviers à bord lorsqu’ils sont partis en mer pendant plusieurs semaines. Cette technique de pêche est sélective et permet de remettre à l’eau vivants les animaux qui doivent être rejetés.

Espèces cibles : crabe, langouste, homard, poulpe, congre, anguille (nasse), thon rouge dans les madragues (nasse)...

 

Impacts potentiels des pièges sur l’environnement :

- le matériel perdu continue à capturer des animaux (pêche fantôme) ;

- ces techniques ont globalement un impact limité sur l’environnement sous réserve de respecter les règles de gestion en vigueur.

 

 

 

L’utilisation de trappes d’échappement évite de capturer des animaux de trop petite taille. Des systèmes existent également pour que les fi lets recouvrant les nasses s’ouvrent après quelques semaines d’immersion continue, en cas de perte.

 

 

La pêche à pied

Le pêcheur à pied récolte les coquillages à marée basse directement sur le sol.

Espèces cibles : coque, palourde, telline...

 

Impacts potentiels de la pêche à pied sur l’environnement :

-  piétinement des herbiers ;

-  dérangement d’oiseaux.

 

Cette technique de pêche est particulièrement respectueuse de l’environnement sousréserve de respecter les règles de gestion en vigueur (saison de pêche, quotas…).

 

 

 

La pêche en plongée

Le pêcheur-plongeur descend à quelques mètres de profondeur en apnée, bouteille ou scaphandre et ramasse chaque individu à la main.

Espèces cibles : ormeau, araignée de mer, oursin...

 

Impacts potentiels de la pêche en plongée :

-  cette technique de pêche est particulièrement respectueuse de l’environnement sous réserve de respecter les règles de gestion en vigueur (saison de pêche, quotas…).