Palourde grise

Palourde européenne : Ruditapes decussatus

Palourde japonaise : Ruditapes philippinarum


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  • Pêche à pied, professionnelle et récréative
  • Drague
  • Élevage en milieu naturel

 


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Dernière mise à jour : juillet 2018

 

Deux espèces de palourde grise sont commercialisées à partir de gisements situés le long de nos côtes (1 500 tonnes pêchées par an en moyenne en Europe) : la palourde européenne endémique, Ruditapes decussatus, appelée « vraie palourde » et la palourde japonaise, Ruditapes philippinarum, introduite en 1975, à des fins d’élevage. Cette dernière domine aujourd’hui largement le marché de la palourde grise. La palourde européenne (5 380 tonnes produites par l’aquaculture en Europe en 2015 dont 3 000 tonnes en Italie) est beaucoup plus chère que la palourde japonaise (35 172 tonnes produites par l’aquaculture en Europe en 2015, dont 33 500 tonnes en Italie et 1 000 tonnes en France). La taille de maturité sexuelle de la palourde grise serait, selon les gisements, comprise entre 23 et 28 mm. La taille minimale réglementaire de commercialisation est fixée à 35 mm. Dans l’ensemble, les gisements de palourdes sont exploités à des niveaux qui ne présentent pas de risque de surexploitation.

 

On trouve également sur le marché européen la palourde vietnamienne Meretrix lyrata, présente principalement sur les côtes vietnamiennes et taïwanaises et pêchée à la main par les pêcheurs à pied ; l’activité de pêche actuelle ne semble pas affecter son niveau de biomasse.

 

 

A RETENIR

  •  La consommation de palourde grise peut être recommandée.
  •  Une pêcherie vietnamienne de palourde Meretrix lyrata est certifiée MSC. 

À SAVOIR

La relative sédentarité des petits bivalves présents le long de nos rivages permet sans trop de difficulté d’estimer quantitativement leurs stocks, l’évolution de la population disponible dans chaque zone étudiée et de mettre en place les instruments de gestion adéquats nécessaires pour ces animaux qui subissent une pression de pêche tant professionnelle que récréative. La pêche professionnelle de la plupart des petits bivalves est menée soit à pied (environ 1 300 pêcheurs à pied sont enregistrés en France comme pêcheurs professionnels), soit à partir de navires spécialement équipés. La pêche récréative, en raison à la fois de la facilité d’accès des gisements et de la simplicité de la capture ne nécessitant ni technique ni investissement, est souvent soutenue pendant la saison estivale. La pêche des petits coquillages est, dans la plupart des cas, strictement encadrée par un ensemble de règles décidées aux niveaux local, régional et national (comités des pêches maritimes et des élevages marins) et entérinées par des arrêtés préfectoraux. Les populations de ces petits mollusques sont très fortement dépendantes des contraintes physiques, chimiques et microbiologiques du milieu. L’évolution de ces conditions a un impact direct sur la productivité des stocks. La France importe chaque année 22 000 tonnes de petits coquillages principalement d’Espagne (22 %) et Inde (10 %). La Belgique importe 715 tonnes annuelles de petits coquillages, principalement depuis la France (34 %), les Pays-Bas (29 %) et le Vietnam (22 %).