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Dernière mise à jour : juillet 2018

 

 

En eau douce : anguille (grossissement), truite, esturgeon, tilapia, pangasius, saumon juvénile…

 

En eau de mer : bar, daurade royale, turbot… Les poissons grandissent dans des bassins d’élevage (remplis d’eau douce ou d’eau de mer selon l’espèce). Certains élevages sont équipés d’un système à écoulement dans lequel l’eau n’est utilisée qu’une seule fois (système ouvert) alors que d’autres disposent d’un système qui recycle l’eau ; l’eau est filtrée, purifiée et réoxygénée en continu (circuit fermé ou système recirculé, selon la quantité d’eau neuve ajoutée dans le système).

 

En France, la pisciculture est soumise à une réglementation environnementale stricte, imposant la réalisation d’une étude d’impact avant installation, ainsi qu’un suivi environnemental régulier afin de s’assurer que l’impact est acceptable et maîtrisé.

 

Le Guide de Bonnes Pratiques Sanitaires en élevages piscicoles réalisé par les professionnels émet des recommandations pour la réalisation des traitements vétérinaires afin de limiter les éventuels rejets.

 

Par ailleurs, le développement de la vaccination limite le recours aux traitements antibiotiques.

 

 

Impacts sur l’environnement

Ces techniques d’élevage peuvent entraîner :

- une pollution directe par les aliments non consommés et par les fèces dans les eaux usées, pouvant entraîner une eutrophisation du milieu naturel ;

- la diffusion accidentelle de germes pathogènes dans le milieu naturel. L’inverse est vrai également : les piscicultures, où les poissons sont observables en nombre, servent souvent de révélateur à une contamination du milieu (maladie ou pollution) ;

- une pollution des eaux par l’utilisation de traitements vétérinaires contre les maladies et parasites, en cas de mauvaises pratiques ;

- une consommation importante d’énergie dans le cas de circuit fermé, mais qui tend à diminuer avec le développement de circuits fermés à basse consommation d’énergie ;

- les enjeux liés aux aliments fabriqués à partir de poissons sauvages (voir Nourrir les poissons d’élevage) ;

- la capture de juvéniles en milieu naturel (cas de l’anguille dont la reproduction n’est pas maîtrisée).

 

Cette méthode d’élevage offre, par rapport au système en cage en milieu naturel, l’avantage de pouvoir traiter les effluents, si nécessaire, et de limiter l’échappement de poissons. Des systèmes éco-énergétiques sont utilisés et le recyclage est valorisé.

 

 

 

 

ÉLEVAGE POUR EMBOUCHE

 

L’embouche est pratiquée essentiellement pour le thon rouge, espèce à fort intérêt commercial. Les individus sauvages sont capturés et transférés dans des cages pour y être engraissés. Ils sont nourris de grandes quantités de petits poissons pélagiques tels que les sardinelles, sardines et maquereaux.

Il faut environ 10 kg de petits poissons sauvages pour produire 1 kg de thon rouge en phase d’engraissement.
En Europe, l’embouche concerne également l’anguille, espèce pour laquelle le cycle de reproduction n’est pas maîtrisé en captivité.