Raie

Raja spp.


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  • Dans les eaux côtières de l’Atlantique Nord-Est, de l’Islande à l’Afrique du Nord
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Dernière mise à jour : juillet 2018

 

Le groupe des raies compte un grand nombre d’espèces (plus de 650). Les eaux européennes comptent une douzaine d’espèces de raies faisant l’objet d’une exploitation commerciale. Parmi elles, la raie bouclée, la raie fleurie et la raie douce sont les espèces majoritairement débarquées et vendues sous les criées françaises. Les raies sont des sélaciens cartilagineux (comme les requins). Leur reproduction est ovipare : l’éclosion des oeufs s’effectue hors du corps de la femelle. Le taux de fécondité est faible par rapport aux autres espèces marines.

 

Raies et requins appartiennent à la même sous-classe des sélaciens. 

 

 

Stocks épuisés

Selon le CIEM, sont épuisés :
Les stocks de pocheteau gris (Dipturus batis) de mer du Nord et de l’ouest des Îles Britanniques ;
Le stock de raie blanche (Rostroraja alba) de l’ouest des Îles Britanniques.

 

 

 

Cas des stocks américains

Sept espèces de raies vivent sur la côte Nord-Est des États-Unis. Leur population a augmenté en raison de la disparition de leur principal prédateur, les requins-marteaux qui sont menacés d’extinction. Selon les dernières données disponibles, la raie radiée (ou épineuse) Amblyraja radiata est surexploitée, avec une population affaiblie. Les populations de raie rosette Leucoraja garmani se situent à des niveaux supérieurs au RMD. La grande raie, Dipturus laevis, la raie tachetée, Leucoraja ocellata, la raie hérisson, Leucoraja erinacea, la raie blanc nez, Raja eglanteria sont exploitées durablement et jouissent d’une biomasse reproductive suffisante. La raie lisse américaine - ou raie lissée, Malacoraja senta, est particulièrement sensible au changement climatique (température et acidification des eaux).

 

 

 

 

Situation critique

Entre les années 70 et 90, les captures de raies avoisinaient 4 500 tonnes par an en mer du Nord pour atteindre environ 1 000 tonnes aujourd’hui. En France, la Bretagne et la Normandie sont les principales régions de production pour cette famille d’espèces.

 

Prises accessoires

Au niveau international, les statistiques des captures de raies sont peu précises, les différentes espèces étant souvent enregistrées sans distinction, sous le nom générique de « raie ». Dans les eaux européennes, la raie bouclée et la raie douce sont, d’après les scientifiques, les plus abondantes. La situation s’améliore globalement pour les stocks les plus importants de ces deux espèces en raison de la baisse de la pression de pêche et des conditions environnementales plus favorables. Le CIEM considère pour 2017 et 2018 qu’une augmentation des prises est possible pour certains stocks de ces deux espèces (en mer Celtique, golfe de Gascogne et mer du Nord) ainsi que pour la raie brunette en Manche et la raie fleurie en zone Ouest Écosse, mer Celtique, golfe de Gascogne.

 

Ailes

Ce sont les nageoires pectorales, très développées chez la plupart des raies, qui sont consommées. Cette partie charnue de l’animal est maintenue par une ossature cartilagineuse. Les ailes de raies sont commercialisées pelées dans la plupart des cas, fraîches ou surgelées. La raie, qui ne possède pas de rein, dégage rapidement une odeur d’ammoniaque. Le nom précis de l’espèce vendue est rarement indiqué.

 

 

 

 

 

En Belgique, la production de raies a atteint son maximum juste après la seconde guerre mondiale avec 5 600 tonnes débarquées par an. Désormais les débarquements s’élèvent au cinquième de ce niveau (1 060 tonnes en 2016).

En 2016, 715 tonnes de raies (toutes espèces confondues) ont été importées en Belgique principalement d’Irlande, du Royaume-Uni, de France et des Pays-Bas (67 % des importations), mais aussi 29 % des États-Unis et du Canada (près de 200 tonnes). 685 tonnes ont été réexportées après transformation.

 

 

 

 

À RETENIR

  • La faible fécondité des raies les rend très vulnérables à l’activité de pêche.
  • En Atlantique Nord-Est, l’état des stocks est préoccupant pour la plupart des raies étudiées à l’exception de la raie bouclée (Raja clavata) et de la raie douce (Raja montagui).
  • La raie brunette (Raja undulata), la raie blanche (Rostroraja alba) et le pocheteau gris (Dipturus batis) sont actuellement interdites de débarquement en Europe sauf la raie brunette de Manche. Elles sont toutes considérées comme épuisées.
  • En raison de leur fragilité biologique, évitez la consommation de raies européennes. Seules la raie brunette (Raja undulata) de Manche, la raie bouclée (Raja clavata) et la raie douce (Raja montagui) peuvent être consommées avec modération en raison de l’amélioration de l’état des stocks en Europe (sous réserve que leur nom latin soit indiqué à l’achat).
  • Les raies de l’Atlantique Nord-Ouest pêchées par les américains sont durables, exceptées la raie radiée (Amblyraja radiata) et la raie rosette (Leucoraja garmani) qui sont surexploitées.

À SAVOIR

Nouvelle réglementation

Depuis 2009, la réglementation de l’UE exige que la raie blanche, le pocheteau gris et l’ange de mer commun ne soient pas conservés à bord et doivent être remis à l’eau rapidement.
Les espèces autorisées à la pêche (raie fleurie, raie bouclée, raie brunette, raie blonde, raie douce, raie batarde, raie circulaire et raie chardon) doivent être identifiées et reportées sur le carnet de pêche. Des suivis scientifiques sont en cours afin d’évaluer plus précisément les niveaux de biomasse de ces différentes espèces.