Limande commune | Guide des espèces

Limande commune

Limanda limanda


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  • Atlantique Nord-Est
  • Mer du Nord
  • Mer Baltique
  • Manche
  • Chalut de fond
  • Chalut à perche
  • Filet

 


Dernière mise à jour : juin 2020

 

La limande commune appartient à l’ordre des pleuronectiformes (ou poissons plats) qui, selon les biologistes, compte 760 espèces et 11 familles.

La limande commune appartient par ailleurs à la famille des plies (comme la limande sole, le flet, le flétan…) qui compte à elle seule 103 espèces. Ce sont tous des poissons benthiques, qui vivent sur le fond. Ils ont un côté clair, non pigmenté qui repose sur le fond (face ventrale), et un côté coloré où sont présents les deux yeux (face dorsale).

La limande commune est également appelée «  limande franche » à Caen, « faux carrelet » à Lorient et « cardine » à La Rochelle - à ne pas confondre avec la cardine franche (Lepidorhombus whiffiagonis). La limande commune se reconnaît grâce à l’angle que forme la ligne latérale au-dessus de sa nageoire pectorale. Elle peut atteindre une longueur de 40 cm et peser 1 kg. 

 

La limande commune est commercialisée principalement fraîche entière ou en filets surgelés.

 

Les mâles deviennent matures après 2-3 ans (10-20 cm), les femelles après 3-5 ans (20-25 cm). La Belgique limite la taille de débarquement minimale à 23 cm.

 

Chalut de fond, chalut à perche

La limande commune est présente de l’Islande au golfe de Gascogne, mais est plus fréquente en mer du Nord, Skagerrak-Kattegat, mer d’Irlande et en Manche. Elle vit sur les fonds sableux, jusqu’à 150 mètres de profondeurs. En France, elle ne fait pas l’objet de pêche ciblée. Elle est capturée comme prise accessoire dans le cadre d’autres pêcheries de poissons plats ou de poissons démersaux, par des chalutiers de fond ou des chalutiers à perche. Les Pays-Bas capturent plus de la moitié des débarquements européens. 

 

La limande japonaise Limanda aspera peut également se retrouver sur nos marchés. Principalement pêchée par les Etats-Unis dans  le Pacifique Nord, elle arrive sur nos marchés en filet, congelée  et sans peau. Une pêcherie en Alaska est certifiée MSC.

 

Manque d’information sur les stocks

Leur état n’est pas connu avec précision. Seul le stock de mer du Nord et de Skagerrak et Kattegat (zones 3.a, 4) fait l’objet d’un suivi. Son état n’est pas connu avec précision mais le stock est estimé non surpêché et non dégradé. Cette espèce a fait l’objet dans cette zone d’une réduction de 60 % de l’effort de pêche des chaluts à perche et à panneau entre 2003 et 2015. La biomasse est en hausse depuis 2013 et les niveaux d’exploitation sont estimés durables. 

 

Depuis 2018, les stocks de limande commune ne sont plus soumis à quota ; cette espèce ne fait donc plus l’objet de l’obligation de débarquement depuis 2019. Cette mesure ne constitue pas un risque pour l’espèce d’après les scientifiques, tant que les pêcheries dont la limande est une prise accessoire continuent de pêcher durablement les espèces ciblées. Le taux de rejets en mer du Nord est estimé cependant très .important et représentait 29 % des captures totales entre 2016 et 2018.

 

 

 

 

 

 

La limande commune se reproduit en Manche et mer du Nord entre janvier et juin.

 

À RETENIR

  • La limande commune est principalement capturée comme prise accessoire. 
  • Seul le stock de mer du Nord et de Skagerrak et Kattegat fait l’objet d’un suivi scientifique. La biomasse semble stable voire en augmentation depuis plusieurs années.  
  • La consommation de limande peut être recommandée avec modération (en raison du manque de connaissances précises  sur l’état des stocks et du taux important de rejet).

 

À SAVOIR

Saisonnalité, l'exception des poissons plats

Pour la plupart des espèces, la saisonnalité n’est pas nécessairement un critère de durabilité. Bien souvent les calendriers de saisonnalité correspondent aux périodes de l’année où les captures sont les plus importantes, car les individus sont plus accessibles à l’activité de pêche et où il est donc plus courant de retrouver l’espèce concernée sur le marché. Cependant, la consommation des poissons plats est à éviter lors de leur période de reproduction. En effet, durant cette période, en plus d’être grainés (les oeufs pêchés sur les femelles n’ont pas eu le temps d’éclore en mer), les poissons plats ont une chair difficile à travailler qui perd rapidement de sa fermeté. Les pertes de matière sont alors importantes entraînant un gaspillage inutile et par conséquent des pertes économiques.