Seiche

Sepia officinalis


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  • Atlantique Est, du nord de la Norvège au Sénégal

  • Océan Indien, du Cap de Bonne Espérance aux côtes du Mozambique

  • Mer Méditerranée

  • Chalut de fond
  • Filet
  • Casier

 


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Dernière mise à jour : juillet 2018

 

Plusieurs espèces de seiche font l’objet d’une exploitation mais l’espèce la plus fréquente est Sepia officinalis. La seiche ne se reproduit qu’une seule fois au cours de sa vie, vers l’âge de 2 ans. Les mâles mesurent alors 14 cm (longueur dorsale du manteau) et les femelles 18 cm. La fécondation est interne. Les femelles fécondées pondent des grappes d’oeufs noirs entre avril et mai, dans les eaux côtières (la date de ponte varie selon la température de l’eau entre le printemps et l’été). Les oeufs s’attachent à des supports immergés et leur incubation dure de 1,5 à 3 mois. Les juvéniles de seiche appelés « sépions » restent près du littoral tout l’été et, dans le cas du stock de la Manche, regagnent le centre de la zone en octobre. Vorace, la seiche se nourrit de poissons, de crevettes et de crabes mais également de ses propres congénères. 

 

Pour échapper à ses prédateurs, la seiche envoie un nuage d’encre avant de s’enfuir.

 

 

Une exploitation intense

Les seiches fréquentent une vaste aire de répartition, du nord de la Norvège jusqu’au sud de l’Afrique en Atlantique Est et du Cap de Bonne Espérance aux eaux côtières du Mozambique dans l’océan Indien. Les eaux de la Manche en sont particulièrement riches. La distribution géographique peut varier d’une année à l’autre en fonction de leur abondance. L’évaluation précise de l’état des stocks est difficile, la ressource dépend du recrutement (quantité de juvéniles entrant dans le stock de reproducteurs), lui-même lié aux conditions environnementales. Par ailleurs, bien que difficilement quantifiable, la mortalité par pêche est importante à tous les stades de développement de la seiche : oeufs, juvéniles (sépions) et adultes.

 

Absence de réglementation 

La seiche n’est soumise à aucune réglementation au niveau européen. Sa production ne fait l’objet ni de quota, ni de taille minimale réglementaire spécifique. Les juvéniles sont exploités intensément dans certaines pêcheries. Cependant, localement, les Comités Régionaux des Pêches de Bretagne et de Normandie ont un système de licence encadrant, au moins partiellement, cette pêcherie. De plus, l’Organisation des Producteurs de Normandie a défini des catégories commerciales et elle interdit la mise en vente d’individus de moins de 100 g (les sépions). Dans la bande côtière du golfe de Gascogne et l’ouest du Cotentin, zone dans laquelle le chalutage est interdit, la pêche de seiches est autorisée par dérogation deux semaines fin août. Des mesures de précaution pourraient à l’avenir être envisagées telles que l’encadrement du chalutage ou encore la création de zones de conservation qui permettraient de contribuer à une meilleure protection des nourriceries (protection des oeufs et des juvéniles par fermeture de zones…).

 

Production variable 

La seiche est une espèce à durée de vie courte et est caractérisée par une forte variabilité d’abondance, d’une année à l’autre. Les principaux ports de débarquements français sont les Sables d’Olonne, la Turballe, Oléron et Erquy.

 

Au noir ou en blanc 

La seiche est commercialisée « au noir », sans avoir été lavée, ou sous forme de blanc de seiche, c’est-à-dire le manteau nettoyé. En 2016, 13 054 tonnes de seiches ont été importées en France, principalement d’Europe pour la fraîche et majoritairement de pays extracommunautaires pour les produits surgelés. Cette même année, les producteurs ont débarqué 7 634 tonnes et les négociants français ont exporté 12 509 tonnes de seiche, principalement vers l’Espagne et l’Italie.
a Belgique débarque entre 300 et 1 400 tonnes, dont plus de la moitié provient d’Espagne.

 

Préservation

En Bretagne et Normandie, les seiches sont pêchées au casier entre mars et juin. Les casiers constituent de bons supports de ponte pour la seiche. A la fin de la saison de pêche, les casiers sont habituellement ramenés à terre et nettoyés, entraînant la destruction massive d’oeufs de seiche. Conscients de cet impact, certains pêcheurs ont décidé d’attendre l’éclosion des oeufs de seiche avant de nettoyer leurs casiers.

 

 

 

 

À RETENIR

  •  Céphalopode présent le long de nos rivages, notamment en Manche, la seiche fait l’objet d’une exploitation intense.
  • La mortalité par pêche touche la seiche à tous les stades de sa croissance : oeufs, juvéniles et adultes.
  • L’état des stocks n’est pas connu. Des règles de gestion permettraient d’assurer le bon état des stocks de géniteurs.
  • Il n’existe pas de taille commerciale minimale réglementaire. Cependant, évitez d’acheter des seiches immatures (18 cm).
  • A consommer avec modération en raison de l’impact de la pêche sur le stock de sépions (juvéniles de seiche).