Tacaud

Trisopterus luscus


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  • Atlantique Nord-Est, du sud de la Norvège au Maroc
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Dernière mise à jour : juillet 2018

 

Gadidé familier des eaux côtières, le tacaud se déplace en petits bancs. Il se nourrit de crustacés benthiques, petits poissons, mollusques et vers. Il se reconnaît avec son barbillon et ses taches noires sur la nageoire pelvienne. Il atteint sa maturité sexuelle vers la fin de sa première année, lorsqu’il mesure 25 cm (taille de la femelle). Sa croissance est rapide et sa longévité est d’environ 4 ans.

Trois espèces de tacaud, appartenant au genre Trisopterus, vivent en Atlantique Nord :

 

le tacaud commun (Trisopterus luscus);

le capelan (Trisopterus minutus);

le tacaud norvégien (Trisopterus esmarkii).

 

Seul, le tacaud commun atterrit dans nos assiettes. Capelan et tacaud norvégien sont exploités dans le cadre de pêcheries minotières. Transformés en huile et farine, ils sont destinés à la fabrication d’aliments pour animaux (aquaculture et élevage terrestre). Le tacaud commun est consommé localement. Il ne fait pas l’objet de commerce au niveau international.

 

 

Production stable mais ventes sporadiques

Cette espèce très bon marché est échangée aux alentours de 0,90 euro/kg sous criée. Les captures françaises sont stables depuis 10 ans, fluctuant aux alentours de 4 000 tonnes par an (sans compter les 20 % supplémentaires en moyenne rejetés morts en mer). En effet, n’étant pas géré par quotas ou taille minimale, le tacaud n’est pas soumis à l’obligation de débarquement en Europe et les pêcheurs peuvent continuer de le rejeter en mer.

 

La meilleure valorisation de ce poisson a permis de diminuer le taux d’invendus de 13,5 à 0,4 % entre 2009 et 2016 en France et de 33 à 0,3 % entre 2010 et 2015 en Belgique. En Belgique, les débarquements s’élèvent à 300-400 tonnes par an et le tacaud est vendu sous criée à 0,65 euro/kg (en 2016).

 

Peu d’informations scientifiques disponibles

Espèce de faible importance économique, le tacaud ne fait pas l’objet de suivi scientifique systématique. En tant que petit pélagique, il est très sensible aux variations des conditions environnementales du milieu.


Les stocks du golfe de Gascogne, du canal de Bristol et du sud de la mer du Nord ne sont pas connus avec précision.

Le tacaud ne fait pas l’objet de réglementation de conservation en Europe. Il n’est soumis ni à un quota de captures, ni à une taille minimale de commercialisation.

 

Consommé localement

Le tacaud, peu connu du consommateur, est d’une grande qualité nutritionnelle. Sa chair est fine mais très fragile. Une fois pêché, le poisson perd vite ses qualités gustatives. Il est fréquent sur les marchés littoraux, mais plus rare à l’intérieur des terres. Le tacaud est vendu frais entier ou en filet avec peau. On le trouve plus rarement sous forme de filets surgelés.

 

 

À RETENIR

  • Le tacaud est un petit gadidé, à la chair fine mais fragile. Sur le littoral, il se déguste frais. Plus loin dans les terres, préférez les filets surgelés qui auront gardé leurs qualités organoleptiques.
  • L’état des stocks n’est pas documenté.
  • La raréfaction et le renchérissement des poissons blancs devraient contribuer à stimuler la valorisation de cette espèce. Ne passez pas à côté !