Coque

Cerastoderma edule


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  • Pêche à pied, professionnelle et récréative
  • Drague
  • Élevage en milieu naturel     

 


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Dernière mise à jour : juillet 2018

 

La coque est l’un des bivalves les plus abondants de la façade Atlantique. Elle est présente des côtes danoises aux rivages marocains. Elle fait l’objet d’une exploitation intensive menée par des pêcheurs à pied. L’activité de pêche professionnelle est assujettie à des réglementations spécifiques (saison, nombre de jours de pêche autorisés, quota journalier par pêcheur…). La maturité sexuelle est atteinte lorsque la coque mesure environ 2 à 3 cm. La taille commerciale de la coque de pêche est fixée à 2,7 ou 3 cm selon les secteurs.

 

Les coques pêchées en France, Pays-Bas et Royaume-Uni sont commercialisées par l’intermédiaire des mareyeurs locaux qui les destinent au marché intérieur ou les exportent vers l’Espagne, où elles sont essentiellement vendues à l’industrie de la conserve, avant de repartir vers les autres pays européens pour leur consommation.

26 125 tonnes de coque ont été pêchées en Europe en 2015.

 

• En France, entre 100 et 400 tonnes de coques sont pêchées annuellement.

• En Belgique, la coque est peu consommée et très peu pêchée.

• Aux Pays-Bas, la coque est pêchée à la drague avec des mesures de gestion prenant en compte le prélèvement par les populations d’oiseaux.

 

En France, depuis une vingtaine d’années, les coques font l’objet de grossissement dans la région du Croisic. Des juvéniles sauvages sont récoltés puis semés. La récolte des coques de taille commerciale intervient 10 à 15 mois après l’ensemencement. La production française de coques d’élevage avoisine 1 500 tonnes par an : elles sont principalement commercialisées entières vivantes.


Ce modeste coquillage, considéré par certains de moindre valeur gustative que les autres petits bivalves, mérite pourtant l’attention des consommateurs. Bien travaillé, il devient un ingrédient de qualité pour des préparations raffinées.

 

 

À RETENIR

  •  La consommation de coque peut être recommandée.
  •  Cinq pêcheries de coque d’Atlantique Nord-Est sont certifiées MSC.

À SAVOIR

La relative sédentarité des petits bivalves présents le long de nos rivages permet sans trop de difficulté d’estimer quantitativement leurs stocks, l’évolution de la population disponible dans chaque zone étudiée et de mettre en place les instruments de gestion adéquats nécessaires pour ces animaux qui subissent une pression de pêche tant professionnelle que récréative. La pêche professionnelle de la plupart des petits bivalves est menée soit à pied (environ 1 300 pêcheurs à pied sont enregistrés en France comme pêcheurs professionnels), soit à partir de navires spécialement équipés. La pêche récréative, en raison à la fois de la facilité d’accès des gisements et de la simplicité de la capture ne nécessitant ni technique ni investissement, est souvent soutenue pendant la saison estivale. La pêche des petits coquillages est, dans la plupart des cas, strictement encadrée par un ensemble de règles décidées aux niveaux local, régional et national (comités des pêches maritimes et des élevages marins) et entérinées par des arrêtés préfectoraux. Les populations de ces petits mollusques sont très fortement dépendantes des contraintes physiques, chimiques et microbiologiques du milieu. L’évolution de ces conditions a un impact direct sur la productivité des stocks. La France importe chaque année 22 000 tonnes de petits coquillages principalement d’Espagne (22 %) et Inde (10 %). La Belgique importe 715 tonnes annuelles de petits coquillages, principalement depuis la France (34 %), les Pays-Bas (29 %) et le Vietnam (22 %).