Pétoncle noir

Mimachlamys varia


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  • Drague à bivalve

 


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Dernière mise à jour : juillet 2018

 

Cette espèce de la côte Atlantique est typique de la rade de Brest et est également présente dans le bassin d’Arcachon. Sa capture professionnelle est assujettie à un ensemble de règles visant à limiter l’effort de pêche et à maintenir un reliquat, c’est-à-dire un stock de géniteurs qui assurera la production de la saison suivante.

 

Le crabe est son principal prédateur. La taille minimale de commercialisation est de 3,5 cm. Le pétoncle noir est commercialisé entier vivant dans les régions de production.

 

Les gisements sont naturellement fluctuants et les rendements de pêche sont caractérisés par une très grande variabilité. La production française est ainsi passée de 1 250 tonnes en 2005 à 150 tonnes en 2012.

À RETENIR

  •  La consommation de pétoncle noir peut être recommandée avec modération (en raison de l’impact de la technique de pêche sur les fonds marins).

À SAVOIR

La relative sédentarité des petits bivalves présents le long de nos rivages permet sans trop de difficulté d’estimer quantitativement leurs stocks, l’évolution de la population disponible dans chaque zone étudiée et de mettre en place les instruments de gestion adéquats nécessaires pour ces animaux qui subissent une pression de pêche tant professionnelle que récréative. La pêche professionnelle de la plupart des petits bivalves est menée soit à pied (environ 1 300 pêcheurs à pied sont enregistrés en France comme pêcheurs professionnels), soit à partir de navires spécialement équipés. La pêche récréative, en raison à la fois de la facilité d’accès des gisements et de la simplicité de la capture ne nécessitant ni technique ni investissement, est souvent soutenue pendant la saison estivale. La pêche des petits coquillages est, dans la plupart des cas, strictement encadrée par un ensemble de règles décidées aux niveaux local, régional et national (comités des pêches maritimes et des élevages marins) et entérinées par des arrêtés préfectoraux. Les populations de ces petits mollusques sont très fortement dépendantes des contraintes physiques, chimiques et microbiologiques du milieu. L’évolution de ces conditions a un impact direct sur la productivité des stocks. La France importe chaque année 22 000 tonnes de petits coquillages principalement d’Espagne (22 %) et Inde (10 %). La Belgique importe 715 tonnes annuelles de petits coquillages, principalement depuis la France (34 %), les Pays-Bas (29 %) et le Vietnam (22 %).